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La biologie de l'apron, sorcier, aperon, roué ou roi en Franche-Comté,
raste ou âne en Ardèche, est encore mal connue. L'apron,
au corps fin et fuselé, a un dos gris, brun ou roux, des
flancs brun jaune avec trois bandes transversales sombres vers l'arrière
et une peau très rugueuse. Il possède deux nageoires
dorsales séparées, les pelviennes sont épaisses
et lui servent d'appui lorsqu'il est posé sur le substrat.
Adulte, il mesure entre 15 et 20 cm.
L'apron aime les eaux claires, oxygénées, fraîches
et peu profondes à fond de graviers. Il occupe une zone de
rivière réduite entre les rivières de 1ères
catégories des salmonidés et le domaine des carnassiers.
Il est solitaire et est rattaché à son territoire.
Il se pose sur le fond de l'eau, à découvert, bien
camouflé par sa robe qui se confond avec les pierres. Il
reste indifférent à l'agitation des baigneurs et canoës.
Caché le jour, l'apron se déplace, toujours seul,
la nuit pour trouver sa nourriture (invertébrés benthiques).
Les observations de l'apron se font la nuit. L'il de ce poisson
réfléchit la lumière d'une lampe frontale.
L'approche est facile, il est capturé à l'épuisette.
L'apron se laisse manipuler et mesurer aisément.
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LA REPRODUCTION
Sans être un gros migrateur, l'apron doit se déplacer
pour se reproduire. En mars-avril, les mâles se déplacent
vers des sites de radiers où les femelles les rejoignent.
Pour la reproduction, les aprons se regroupent à 5 ou 8 individus
et migrent dans une zone rapide à l'aval de leurs territoires
respectifs. Son comportement change, il se déplace vivement
et est sensible à la lumière. La parade nuptiale est
assez longue. Aucune observation n'a été faite sur
la ponte en milieu naturel. 
En pisciculture, les ufs collants sont éparpillés
sur les cailloux et ne semblent pas protégés par les
parents. Les alevins ne vivent pas en banc, dès la taille
de 3 cm, ils sont isolés dans un banc de jeunes goujons,
vairons ou tolérés à 2 ou 3 dans l'entourage
d'un apron adulte.
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